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Négociations avec les syndicats : le patronat ne veut pas s'embarquer dans la galère du gouvernement
information fournie par Boursorama avec Media Services 03/05/2023 à 15:23

Le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux avait lui même affirmé ne pas croire en le cap des "100 jours" fixé par Emmanuel Macron à Elisabeth Borne.

Geoffroy Roux de Bezieux, le 18 avril 2023, à Paris ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Geoffroy Roux de Bezieux, le 18 avril 2023, à Paris ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Face à "l'impasse politique", les dirigeants patronaux demandent à leurs homologues syndicaux une réunion "dès que possible" pour "ne pas se laisser imposer" un agenda de négociations sociales par le gouvernement après la réforme des retraites, écrivent-ils dans un courrier.

"Nous vous proposons de nous réunir dès que possible, même brièvement par visio-conférence, pour discuter de notre méthode et déterminer par nous-mêmes l'agenda de négociation que nous souhaitons pour les prochains mois", écrivent Geoffroy Roux de Bézieux (Medef), François Asselin (CPME) et Dominique Métayer (U2P) dans un courrier lundi aux leaders syndicaux, dévoilé par les Echos mardi et obtenu par l'AFP.

"Si nous voulons décider ensemble nos sujets de discussion (sans rien nous laisser imposer par le gouvernement) nous devons décider rapidement des thématiques et du calendrier dans lequel nous souhaitons les aborder", expliquent-ils.

"Les 100 jours, je n'y crois pas"

Mercredi 26 avril, le président du Medef avait déjà esquissé sa position. "Avant de retourner voir le président de la République et la Première ministre, il faut qu'on se voie entre nous, syndicat et patronat, pour essayer de dessiner les contours de l'accord", avait jugé Geoffroy Roux de Bézieux, à l'antenne de RMC/BFMTV . "Ce qu'il faut pas c'est qu'on soit dans une contrainte, ni de temps, les 100 jours je n'y crois pas, ni une contrainte qui nous dirait 'Il faut négocier sur ça et ça'" , avait estimé le patron du Medef.

Lors de leur réunion du 18 avril avec Emmanuel Macron, les organisations patronales disent avoir obtenu "que, si nous acceptions ensemble d'ouvrir des négociations sur des sujets que nous choisirions, certains principes fondamentaux seraient respectés: pas d'interférence gouvernementale, un délai raisonnable pour aboutir et enfin une retranscription fidèle de l'accord". Dans leur courrier, les responsables patronaux rappellent que les partenaires sociaux ont conclu par le passé un certain nombre de négociations "sans qu'il soit besoin d'une lettre de cadrage du gouvernement".

Alors qu'Elisabeth Borne doit envoyer prochainement des invitations aux partenaires sociaux pour engager un agenda social, le patronat semble s'inquiéter de faire les frais des exigences que les syndicats posent au gouvernement pour reprendre le dialogue. "Tout va coûter plus cher pour la CFDT", a prévenu dimanche Laurent Berger.

Dans leur communiqué lundi, l'intersyndicale a ainsi dit qu'elle travaillerait à des propositions "mettant à contribution les employeurs" en matière de salaires, conditions de travail, démocratie sociale ou égalité femmes-hommes. Il va falloir que le patronat "mette de l'eau dans son vin", a déclaré Sophie Binet mardi à l'AFP.

2 commentaires

  • 04 mai 08:12

    Que font ils donc d'autre que de se réunir pour décider de ne rien décider sinon une prochaine réunion...., dont tout le monde sait par avance que rien ne sortira d'autre qu'une prochaine réunion pour arrêter un calendrier de réunions sur les 5 ans à venir ! .


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